Château de Couches

Château de Couches

Le Couchcois

Ou comment passer du néolithique avec menhirs à une forteresse du IXe s., améliorée jusqu’au XIXe s., et terminer en habitation privée classée aux Monuments Historiques successivement en 1996 et en 2009. Couches ou le château de Marguerite de Bourgogne.

Château de Couches
Château de Couches

Après Drée et Digoine, le périple des châteaux de Bourgogne nous transporte toujours dans les environs de Chalon-sur-Saône et plus précisément dans une ancienne forteresse du IXe s. dont l’objet était de protéger l’axe de Lyon à Chalon, en passant par Autun. D’entrée, une tour du XIIe s. rappelle le rôle défensif de l’édifice.

Château de Couches
Château de Couches

Liquidons de suite l’appendice château de Couches dit château Marguerite de Bourgogne. Répudiée par le roi Louis X le Hutin, l’histoire retient qu’elle serait morte en 1315 à la prison de Château-Gaillard. Une autre thèse envisagerait plutôt une mise sous protection, dans le plus grand secret, au château de Couches grâce aux bons auspices de sa cousine issue de la branche des ducs de la Première maison capétienne de Bourgogne. Marguerite de Bourgogne y serait morte en 1333. Au passage, le logis du seigneur n’est pas ouvert à la visite.

Dès 1844, le propriétaire des lieux lance la reconstruction du logis dans le style néo-gothique. Ce n’est qu’en 1946 que la famille de Léonard Cayot entreprend de doter l’ensemble des bâtiments de différentes collections d’art. Ainsi, dans la tour, le visiteur admirera la salle de garde. Les fenêtres actuelles ont été percées tardivement puisque il s’agissait d’archères canonnières à l’origine. Des meubles tentent de recréer la vie de château (n’oublions pas que le logis reste fermé au public) dont un coffre-banc datant du XVe s.

Château de Couches
Château de Couches

La salle à manger, dont on précise qu’elle n’est qu’une « interprétation », est une pièce remarquable par la seule présence de tapisseries d’Aubusson du XVIIe s. Certains détails anachroniques du Sacre d’Esther, tragédie de Jean Racine, amuseront les visiteurs curieux. Au fond, l’empereur Napoléon Ier n’inventera pas grand-chose de nouveau lors de la réalisation du Sacre par David.

Château de Couches
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Château de Couches

La salle du coucher, à nouveau en mode illustration, se compose d’un lit médiéval du XVIIe s. et d’un lit prêté par les Hospices de Beaune. Et si les lits paraissent petits, c’est qu’on dort bien droit au temps des seigneurs. Le mode allongé est réservé à la mort.

Château de Couches
Château de Couches

Amusant, un dédale de tunnels vous mènera jusqu’au pressoir et, époque médiévale oblige, vous ne sortirez pas par où vous êtes entré ! L’occasion de perdre belle-mère bavarde ou enfants pas sages. Voire les deux.

En effet, vous êtes ici dans un vignoble Bourguignon : les vignes du Couchois.

Château de Couches
Château de Couches

Entre les deux tours gardant le logis, une chapelle. Très jolie, mais restreinte en terme de prise photographique.

Et pour conclure, un clos. Nul doute que les nouveaux propriétaires, depuis 2009, Patricia et Olivier Poelart, ne manqueront pas d’idée pour l’exploiter au mieux.

Le château de Couches offre une ambiance particulière. Il est parfois de bon ton de passer outre la volonté des hôtes de vous convaincre que vous visitez un château, alors que vous ne découvrez en réalité que des éléments composant les annexes d’un logis qui demeure privé. Nulle critique, car il n’est ni le premier ni le dernier, mais ressentir est parfois plus important que de toucher avec les yeux.

Château de Couches
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Château de Couches, 71490 COUCHES

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