La Souricière Agatha Christie

La Souricière au théâtre la Pépinière

« Chers spectateurs, complices du crime, merci d’être venus. Et de ne pas révéler l’identité du meurtrier »

L’ancien théâtre de la Potinière, 347 places aujourd’hui, a été créé en 1919 dans la rue Louis-le-Grand qui portait le nom d’une place du voisinage…devenue la place Vendôme.

La rue Louis-le-Grand -entendez par là, Louis XIV-, vit mourir le grand Hyacinthe Rigaud au numéro 1, la naissance du Canard Enchaîné au n°9 et les plus beaux succès de ce très joli théâtre situé à une encablure à peine du café du Cadran.

Cent ans d’histoire de théâtre, mais aussi de cinéma (1935) et de music-hall (1940), y compris de petite lucarne, puisque dans les années 80, l’émission le Petit théâtre de Philippe Bouvard y est enregistrée. Les Théâtres Parisiens Associés s’unissent avec La Pépinière depuis 2010.

La nouvelle pièce d’Alexis Michalik, après le succès d’Edmond, y est mise à l’honneur, mais ce soir, la star, c’est Agatha. Non. Point de tagada ! A-ga-tha Christie. Ecrite pour les quatre-vingts ans de la reine Mary, la pièce The Mousetrap tient l’affiche des théâtres de Londres depuis 1952 et comptait 25 000 représentations en 2012. Vingt et un an de représentations au St Martin’s Theatre et, depuis 1974, l’Ambassadors Theatre accueille ce succès qui fait le bonheur du petit-fils de l’auteur ayant reçu les droits de la pièce en héritage.

Au départ, il s’agissait d’une pièce radiophonique destinée à être diffusée le 30 mai 1947 sous le titre Three Blind Mice (Trois souris aveugles), en l’honneur de la reine Marie, veuve du roi George V. Elle s’inspirait d’un fait divers : la mort d’un jeune garçon, Dennis O’Neill, décédé alors qu’il séjournait dans une famille d’accueil de fermiers du Shropshire en 1945.

La Souricière Agatha Christie
La Souricière Agatha Christie

Pierre-Alain Leleu, chargé de l’adaptation, et le metteur en scène Ladislas Chollat ont réussi l’équation complexe entre le respect de la tradition sacralisée, puisque la pièce en est à ce stade, et la modernité attendue avec beaucoup d’humour et quelques french touches actuelles.

Mention spéciale pour les jeux drôles et enlevés de Dominique Daguier, au kilt ravageur, Pierre-Alain Leleu qui porte doublement la pièce avec un accent des plus improbables et la surprise réelle de cette belle adaptation : Christelle Reboul, croisée à maintes reprises sur une série de prime diffusée sur TF1 et rediffusée à l’envie sur … les chaînes du groupe TF1. Elle ne me réconciliera pas avec cette daube alimentaire qui s’imposait chaque soir à l’heure de digérer, mais ses qualités de chanteuse, danseuse et comédienne m’ont épaté. Hâte de la croiser à nouveau dans un autre rôle !

Quoi qu’il arrive, hier comme demain, The Crime Queen restera toujours Agatha…

LA SOURICIERE au théâtre LA PEPINIERE 7, rue Louis le Grand 75002 PARIS

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