Faux British pour vrai pastiche !

Rires!

The play that goes wrong est une comédie de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptée en Faux British par Gwen Aduh et Miren Pradier. Le pitch tient en quelques mots et révèle toute la saveur de l’histoire. Dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle,  un meurtre est commis lors d’une d’une soirée de fiançailles et l’assassin se trouve forcément parmi les quelques convives invités dans le manoir familial.

En fait, non. Il s’agit d’une troupe de théâtre amateur qui a choisi d’interpréter une pièce qui aurait été écrite par Sir Arthur Conan Doyle. Enfin, a priori, c’est lui. Ce qui est sûr, c’est que Sean Connery prêtera sa voix… enfin, s’il vient. Quoi qu’il arrive, l’inspecteur Carter aura fort à faire… pour maintenir le décor debout jusqu’à la fin de la pièce.

Michel Crémadès et Jean-Marie Lecoq, Les Faux British
Michel Crémadès et Jean-Marie Lecoq, Les Faux British

Quatre-vingt quinze minutes de Cluedo théâtral de haute voltige vous attendent. Des oh!, des ah! et des aïe!, vous n’aurez pas fini d’en entendre dans Les Faux British. L’ivresse du rire est au rendez-vous de cette pièce couronnée en 2016 du Molière de la meilleure comédie. Il faut en avoir du talent pour être aussi amateur !

Sept comédiens à la Monty Python mâtinés de branquignols qui se succèdent depuis deux ans, d’abord au Théâtre Tristan Bernard, puis au Théâtre Saint-Georges.

Les Faux British affiche Théâtre Tristan Bernard
Les Faux British déménagent au Théâtre Saint-Georges

Au Théâtre Saint-Georges, jusqu’au 31 décembre 2017 et en délire ambulant en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, ne les ratez surtout pas si la tournée passe près de chez vous. Avec le temps, les distributions tournent et les comédiens honorent de nouveaux rôles, mais j’ai eu l’occasion de me tordre de rire avec un Michel Crémadès pétant la forme, incarnant un inspecteur Carter dépité et tellement déçu pour nous !

Si j’ai déjà signalé le grand talent qu’il fallait aux comédiens pour être d’aussi mauvais acteurs amateurs, il leur faut également un niveau de répétition élevé quand on voit les risques réels qu’ils prennent dans certaines cascades chronométrées. Le metteur en scène nous livre ici une pièce de théâtre comme au cinéma…mais avec une seule prise possible. Un grand BRAVO à eux !

Un mot très court sur le Théâtre Saint-Georges, dédié depuis toujours à la comédie de boulevard. Son architecture particulière sent bon les années 30 et c’est justement Camille Choisy, le directeur du Grand-Guignol, qui en a eu l’idée en 1929. Il devient le siège de Jacques Dumesnil, Michel Bouquet, Madeleine Robinson, Jacqueline Maillan, Pierre Brasseur… François Truffaut y tournera même Le dernier métro. Possibilité de boire un verre ou de dîner après le spectacle A la Place Saint-Georges.

Théâtre cher à mon cœur, puisque le 18 février 2003, j’y ai vu jouer pour la première et dernière fois, « en vrai », mon comédien fétiche de boulevard.

Le Charlatan au Théâtre Saint-Georges
Michel Roux et Jacques Balutin, une comédie de Robert Lamoureux, Le Charlatan

Et pour conclure, la bande annonce de la tournée !

Toutes les images ou vidéos qui ne sont pas de ma production vous emmènent directement vers leur site hébergeur par simple clic. Une occasion supplémentaire d’être curieux et d’en apprendre bien davantage sur le sujet traité ici!

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