Du Queen Zize sur mesure !

C’est d’abord un décor minimaliste qui apparaît. Une coiffeuse, un miroir, la peluche de Casimir, une chaise, quelques babioles et je me reconnais déjà un point commun avec elle : nous avons le même service trois pièces. En cette deuxième de « Dans la famille, Mamma mia !!! » , je vois alors passer Évelyne Leclerc dans le public et me voilà rassuré, il n’y aura pas de tournée de ménage, mais ça sent déjà bon le « Tournez manège ».

La Zize entre en scène. Je pense de suite qu’elle doit aimer les barres chocolatées, car je lui trouve un air sensuel à la Elvis. Je me surprendrai plus tard, vers la moitié du spectacle, à oublier totalement qu’elle puisse bénéficier des mêmes attributs encombrants que le King. Quelle féminité et quelles jolies jambes ! Plus méridionale que bretonne, la Zize déménage pendant plus d’une heure et, finalement, c’est nous qui nous prenons des barres.

Une partie de la bande à Michou se faufilant quelques rangs derrière moi, je constate sans peine que ce n’est pas seulement le bouche à oreille qui remplit le panier de la Zize pour ce moment fin, drôle et hors du temps. Instant rare offert par le théâtre,  un art oratoire qui permet de prendre directement du plaisir par le siège sans craindre de se retourner.

Comédie-Caumartin

Le beau Paulo va se marier. Avec une femme. Le thème n’est pas nouveau, mais à l’époque du laser, des hologrammes et du play-back semi-généralisé, il faut saluer la réelle performance d’une artiste qui transpire et se tient debout seule face à la salle. Le rire continu des spectateurs pendant plus d’une heure, c’est le salaire de la sueur. La Zize sera donc prochainement imposée à l’ISF et ils vont jaser au Portugal !

Ce ne sera jamais qu’un petit souci d’assiette supplémentaire pour cette juive tunisienne. Elle qui te balance ses boulettes au balcon quand la belle-famille ne jure que par le coaching d’un jour en blanc, la Zize, c’est tout à l’américaine. La classe, le chic, le sobre, jamais vulgaire. L’équilibre parfait entre Elizabeth Taylor et Mister T. D’ici à ce qu’ elle sorte un Polichinelle d’un placard Ikea, il n’y a pas des kilomètres pour qu’un troisième opus nous fasse encore zygomater.

Dans la famille Mamma Mia!!!

A la Comédie-Caumartin, jusqu’au 31 décembre 2017 et avant une tournée provinciale, méridionale et interplanétaire en 2018, on célèbre la « transition Française » du music-hall qui ne s’éteindra jamais. Une Coccinelle penchée sur son épaule pour le côté bio, une flamme bleue dans les mirettes pour quelques Folles Folies de son cru, Thierry Wilson pétille et virevolte sous nos yeux dans la cascade si périlleuse du One « woman » show, le cabaret à double facette évoquant la rue des Martyrs, Montmartre et, depuis peu, une promenade près du boulevard de Clichy.

Un beau jour, ou peut-être une nuit, une Manif qui glousse viendra y célébrer le Sens Particulier de la fête et de l’amitié de cette douce transe, si chère à une communauté pas seulement LGBT… parole d’hétéro, je vous le dis !

Connaissez-vous le site Zize ?

Site de Zize Dupanier
http://www.zizeofficiel.fr

Et le teaser du spectacle, à ne pas rater ! Vous l’aurez compris, je recommande 😉

Toutes les images ou vidéos qui ne sont pas de ma production vous emmènent directement vers leur site hébergeur par simple clic. Une occasion supplémentaire d’être curieux et d’en apprendre bien davantage sur le sujet traité ici!

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